O toison, moutonnant jusque sur l'encolure! - O boucles! O parfum chargé de nonchaloir!

À lire aussi de Charles Baudelaire

En matière d'art, j'avoue que je ne hais pas l'outrance; la modération ne m'a jamais semblé le signe d'une nature artistique.
Une île paresseuse où la nature donne - Des arbres singuliers et des fruits savoureux; - Des hommes dont le corps est mince et vigoureux, - Et des femmes dont l'oeil par sa franchise étonne.
Je dirai qu'il est mort à la manière des chats ou des bêtes sauvages qui cherchent une tanière secrète pour abriter les dernières convulsions de leur vie.
Mon chat sur le carreau cherchant une litière - Agite sans repos son corps maigre et galeux; - L'âme d'un vieux poète erre dans la gouttière - Avec la triste voix d'un fantôme frileux.
La Civilisation s'est peut-être réfugiée chez quelque petite tribu non encore découverte.
Toutes les citations de Charles Baudelaire →

Dans la même œuvre

Fortes tresses, soyez la houle qui m'enlève! - Tu contiens, mer d'ébène, un éblouissant rêve - De voiles, de rameurs, de flammes et de mâts: - Un port retentissant où mon âme peut boire - A grands flots le parfum, le son et la couleur.
J'irai là-bas où l'arbre et l'homme, pleins de sève, - Se pâment longuement sous l'ardeur des climats; - Fortes tresses, soyez la houle qui m'enlève! - Tu contiens, mer d'ébène, un éblouissant rêve - De voiles, de rameurs, de flammes et de mâts.
Cheveux bleus, pavillon de ténèbres tendues - Vous me rendez l'azur du ciel immense et rond; - Sur les bords duvetés de vos mèches tordues - Je m'enivre ardemment des senteurs confondues - De l'huile de coco, du musc et du goudron.